Résumé et résultats du week-end #04 et on a pleins de trucs à vous dire ! Partie 3/2 – Les Hospitaliers


Qui dit semaine d’après Templiers dit Hospitaliers !
5 ils étaient 5 valeureuses et valeureux CPLPiens à s’aligner sur les courses proposées à Nant ce week-end !
Allez hop ! c’est parti on vous raconte tout !…ou presque.

Acte I – Samedi – Trail Larzac Dourbie (29,5km/1330D+)

Samedi , sous la pluie et le froid de la terre du milieu Nant Arnaud et Eric s’élançaient à l’assaut des causses.
Eric termine la course en 03h40m44 en 117 position et Arnaud 401ème en 04h50m32.

Voici le résumé de course de Arnaud :

Départ donné à 14h après 1 heure de pluie battante. Petite accalmie sur les premiers kilomètres et première montée pour au final retrouver pluie, vent froid et brume sur le plateau du Larzac.

Ravitaillement liquide et chaleureux à Loulette haute. Du caillou, du caillou et du caillou glissant avant de descendre dans la vallée de la Dourbie à l’abri du vent mais de la brume. Une remontée au sec sur Cantobre pour cette fois-ci un ravitaillement liquide et solide mais toujours aussi chaleureux ! Dernière (belle) ascension avant de dévaler la dernière descente sur Nant !

En tout cas une organisation d’enfer, plein de gens au bord des chemins heureux de nous encourager dans le froid, et des paysages exceptionnels.

Au final une superbe 117ème place pour Eric en 3h40 et une 401ème pour moi en 4h50.

Bravo à vous deux les gars, c’était pas des conditions faciles et vous êtes allé au bout.

Acte II – Dimanche – Trail des Hospitaliers (75,5km/3490D+)

Dimanche ils étaient trois CPLPiens à s’engager sur les 75.5 km. En fait ils étaient trois plus une car Elodie avait rejoint la troupe des filles composée de Sandra et Elisabeth. Alors pour cette fois on va être galant et commencer avec les filles.

Sandra, pas dans un bon jour,  décidera d’arrêter à Dourbies mais aura tout de même couru plus d’un marathon. N’étant pas du genre à lâcher elle continuera à accompagner ses amies de ravitaillement en ravitaillement et ça c’est sport !

Lancée pour la première fois sur ce format de course, Elisabeth termine sa course en 14h58m12 à la 403ème . Elodie avec qui elle a couru une grande partie de la journée avait traversé la ligne quelques instant auparavant pour terminer en 14h55m59 . Visiblement les filles se sont bien amusé.
Voici le résume de course d’Elisabeth :

Arrivée à Nant vers 18h avec Sandra et Élodie pour le retrait des dossards, on croise benoit et Nico, on se cale pour le réveil du lendemain , c’est pas le moment de se tromper sur l’heure
le village est devenu très sportif, on retire nos dossard et nous voilà parties à l’hôtel de la poste à la cavalerie, très bon accueil, on fait notre dînette et dodo
Réveil à 3h15, Benoît nous confirme qu’il s’est bien levé, déjeuner à l’hôtel entouré de sportifs et nous voilà parties, on ne retrouve pas benoit on se dit qu’il doit être dans le sas des élites
feu d’artifice et bingo c’est partit, que d’émotions à ce départ, 1er Trail aussi long mais il me tardait trop, 1er ravito a sauclieres nickel, croix des prisonniers pareil, dans ma tête je passe en boucle les conseils de Cyril, arriver fraîche à Dourbie, mais voilà que dans ma lancée, je pars et je loupe l’embranchement du saint Guiral pourtant bien fléché mais bon je n’ai pu résister au groupe de trailers qui étaient devant, résultat,demi tour en bas d’une belle descente et un peu plus au compteur, du coup Sandra et Élodie sont repassées devant, je rejoins Sandra qui m’encourage à partir devant, et je lui dit qu’on se retrouvera à dourbie, je retrouve Élodie, et là on est tellement bien qu’on se laisse allée on se restaure, trop bonne la soupe, merci Cyril
je me change, petit clin d’œil et merci à endurance shop rodez pour la veste odlo, nickel pas froid du tout alors que sur le saint guiral ça caillait grave, on a quand même pris pratiquement 30mns de détente au ravito erreur de débutantes, Sandra nous a secouées et fait partir
en effet j’étais fraîche mais la course commençait maintenant au bout de 44kms, dourbies Trèves se passe pas trop mal, je reprends de la soupe, trop bonne, on prends un peu moins de temps qu’à Dourbie mais encore trop de temps, dixit coach Sandra
et là ça se corse jusqu’à Cantobre où là je mesure la dimension du trail sur un parcours technique, on monte, on descend,on grimpe,on s’accroche, on glisse,on se demande se qu’on fout là, on a même payé pour être là
et au bord de la rivière avant de remonter sur cantobre, un bénévole nous dit, les filles faudrait peut-être courir, ça va être juste la barrière horaire mais ça peut le faire, avec Élodie on a pas réfléchit et on a tracé, on ne parlait plus et on a puisé dans je sais pas quoi mais on est arrivées à Cantobre dans les temps et là les crêpes m’ont requinquéesil fallait bien ça pour remonter vers le roc Nantais qui N’en finissait pas de grimper pour pouvoir courir sur le plateau mais là c’est les cuisses qui couinent et ne parlons pas de la descente sur Nant interminable, merci Élodie de m’avoir boostée pour finir avant les 15h de course.
Merci à Sandra, Gab et ELie, Daniel et Thierry qui nous ont soutenues depuis 5h du matin.
Je suis ravie de l’avoir fait, prochain objectif le Capuchadou avec mon club préféré

Benoit également aligné sur la course de Dimanche termine sa course à la 78ème place en 10h48m24. Voici son résumé de course :

Prologue : il y a 6 mois je reprenais enfin la course à pieds après un marathon de Rome qui avait laissé des traces au point que je n’avais pas réellement pu courir depuis Avril 2017. En Avril 2018 les tests semblaient concluants et je pouvais reprendre, je me suis alors dit qu’il me fallait me donner un objectif, ce serait les Hospitaliers. Pour réussir au mieux, et pour voir ce que cela pouvait donner, je me suis rapproché de Nicolas Cantagrel (dit Nicoach) qui a accepté de devenir mon coach. J’ai donc entamé une prépa de 6 mois comprenant remise en service et préparation plus spécifique.

Les dernières courses (TanaQuest, Rasp’E Trail) s’étant plutôt bien passées et mon corps me laissant tranquille je m’approchais de l’objectif relativement serein…et nous y voilà, samedi après-midi, je descends sur Nant, retire mon dossard puis retourne sur Millau pour passer la nuit chez Elodie et Maxime. Après un bon repas et avoir programmé 3 réveils différents – pour cause de changement d’heure dans la nuit – je m’endors tant bien que mal. Point important pour la suite de l’aventure : toute la semaine la météo a alterné entre pluie, neige et froid. Je n’étais pas équipé. Les vestes techniques coûtant le PIB du Mali j’ai décidé d’aller à Décathlon acheter une veste pluie : erreur d’appréciation majeure…

.

La course : Nant Dimanche arrivée sur place à 4h30, il fait froid et il y a du vent mais pas de pluie, c’est déjà une bonne chose. Échauffement, entrée dans le sas, selfie pour flatter un égo surdimensionné, musique, feu d’artifice, Maire de Nant qui tire un coup de fusil (sans tuer aucun traileur, et je trouve ça bien de le préciser en cette période) et nous voilà parti !

.

Du départ à Dourbies : comme prévu, je pars vite sur le premier kilomètre pour ne pas me faire bloquer par la foule sur la première difficulté. Une fois la première difficulté entamée je me calme et m’applique à rester en dedans jusqu’à Dourbies comme me l’a demandé Nicoach.

Au bout d’une heure je suis trempé car ma veste de pluie n’évacue pas la transpiration….merci décathlon ! Un passage à découvert de quelques km va me faire très mal car du coup j’ai froid, très froid ! Par chance avant Sauclières on rentre dans un bosquet et on sera relativement à l’abri jusqu’à la Croix des Prisonniers. On attaque ensuite la montée au St-Guiral durant laquelle alternent passages couverts et passages plus ventés. J’ai froid mais je serre les dents et on finit par arriver en haut. Dans la descente mon genou droit se rappelle à mon bon souvenir…je serre les dents, m’aide des bâtons pour me soulager et fini par atteindre le ravitaillement de Dourbies en 75ème position. Stéphane, assistant personnel du jour, m’y attend avec des affaires propres et sèches. Je me change, gagne des points de vie, me restaure et repars pour Trèves.

.

De Dourbies à Trèves : ….et là gros coup de bambou ! sur un profil très roulant où j’aurais pu envoyer il m’est impossible de courir ! j’arrive tout juste à 7-8km/h là où je devrais être à 10-11…ce qui est bizarre c’est que je ne suis pas fatigué mais les jambes sont raides et refusent d’aller plus vite. Je me fais doubler. Heureusement arrive une côte dans laquelle je limite la casse. Descente sur Trèves, le genou tape, je gère…arrivée et passage rapide par le ravito de Trèves, je me dit qu’il faut tenir et que ça va passer…

.

De Trèves à Cantobre : et en effet ça fini par passer ! (ouf ! sauvé! ) sur un profil cassant avant d’attaquer la montée sur le Causse Noir les jambes reviennent un peu et dans la montée je parviens à reprendre des coureurs. Une fois sur le Causse Noir je ne parviens pas à relancer comme je l’aurais souhaité mais rien à voir avec la sortie de Dourbies. Descente sur Cantobre technique, humide, donc glissante donc dangereuse. Je fais attention à ne pas me blesser. Arrivé à Cantobre je me change une nouvelle fois et me gave de crêpes sur les conseils de Cyril qui se reconnaîtra 😉 . Il ne reste plus que 8km, je sais que je vais terminer mais j’ai toujours cet objectif de 11h à tenir. Je pars avec la veste de pluie (qui a séché).

.

De Cantobre à Nant : l’ascension du Roc Nantais se passe très bien, je double 6 ou 7 personnes et relance comme je peux sur la partie plane. Il ne reste que la descente sur Nant, je range les bâtons et bizarrement, n’étant plus dans la retenue la descente se passe très bien, le genou ne me fait pas mal et je reprends du monde dans la descente. J’arrive à Nant en 10h48 et 78ème position.

.

Voilà alors si je devais résumer la journée en une expression ce serait quelque chose du genre « Alors oui ! Mais non. » : cette course me laisse un goût d’inachevé car même si je suis dans mon objectif il n’en demeure pas moins qu’il y avait mieux à faire !

.

Ce n’est toutefois pas une raison pour oublier toutes les personnes qu’il convient de remercier :
– Stéphane pour son assistance 4 étoiles, si il n’avait pas été là je ne me changeais pas à Dourbies et la fin de la course aurait été plus compliquée ! Merci !
– Maxime et Elodie pour leur accueil la veille de la course. Merci pour la soupe !…j’ai noté fin Juillet dans mon agenda ! ;
– Nicoach pour ses précieux conseils. Merci !

.

Je tiens aussi à féliciter Elisabeth, Elodie et Sandra pour leur belle course sous des conditions pas faciles !

Je retiendrai donc deux choses :
– à partir d’un certain nombre de km il vaut mieux investir un peu dans du bon matos;
– très utiles en montée les bâtons se sont finalement avèrés un handicap en descente.

.

PS : pour de vrai, je vends la veste Décathlon – Taille M – utilisée 3 fois – prix neuf 70€ – prix de vente 50€ – très bien si vous commencez la course à pieds mais je déconseille si vous faites des sorties de plus de 20km.

Benoit avant le départ…le pauvre, il ne savait pas encore.

Bravo à toutes et tous, les conditions n’étaient pas favorables et vous avez tous montré une belle version de vous même !

…vos parents et proches vous seront restitués dans les jours à venir.

Et pendant ce temps à la réunion :